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Science & Recherche
Le moustique, l'animal le plus mortel pour l'homme Print E-mail
Thursday, 02 September 2010 23:38

- Aedes aegypti / James Gathany -

Les professeurs de biologie demandent souvent quel est animal qui tue le plus de gens. Leurs pauvres élèves se ridiculisent en s'écriant «l'ours gris!», «le tigre!», «le cobra !» ou même «l'hippopotame!». La bonne réponse, bien sûr, c'est le moustique femelle -pas de fourrure, pas de crocs, rien qu'une aiguille hypodermique ailée. Sa longueur dépasse à peine cinq millimètres, elle a six pattes, et c'est le vecteur de maladies le plus efficace de tout le règne animal. C'est grâce à son odorat qu'elle nous repère, attirée par l'acide lactique et d'autres ingrédients de notre transpiration. Elle sent aussi le dioxyde de carbone que nous expirons et arrive jusqu'à notre visage en remontant le sillage de notre respiration. Plus on sue et plus on halète en la chassant, plus on l'intéresse. Lire la suite l'article

La plupart ne boivent pas de sang

Son apparence n'est pas répugnante. Au contraire, sa petite taille, ses lignes pures, la longueur de ses pattes et sa fragilité lui donnent une certaine élégance. On serait même prêt à lui donner un millilitre de sang, malgré la démangeaison qui accompagne sa piqûre, si on ne s'inquiétait pas de ce qu'elle peut transmettre. Parmi les nombreux agents pathogènes qu'un moustique peut véhiculer, le pire est le paludisme, qui tue chaque année plus d'un million de personnes, dont les deux tiers se trouvent en Afrique sub-saharienne, pour la plupart des enfants de moins de 5 ans.

Tenter de donner une meilleure réputation à une telle créature n'a pas de sens. Personne n'aime les moustiques, ni les amis de ces insectes. Pourtant, il est injuste de dire indistinctement du mal des 2.600 espèces de moustiques déjà décrites. Parce qu'il n'y en a qu'environ 80, soit 3%, qui boivent du sang humain. Sur les 2.520 variétés de moustiques relativement irréprochables, il y en a même une qu'on aimerait voir en expansion: celle des Toxorhynchites, qui mangent d'autres moustiques. A l'état de larves, les Toxorhynchites dévorent leurs cousins, puis s'en prennent à leurs frères... Lire la suite sur Slate.fr

Yahoo.fr - mercredi 1er septembre 2010.

 
Soupçons d'effets secondaires liés aux vaccins anti-H1N1 Print E-mail
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Monday, 30 August 2010 04:08

Par Sandrine Cabut - 27/08/2010 | Mise à jour : 08:00

Vingt et un de ces cas sont survenus chez des individus qui avaient reçu du Pandemrix, le vaccin avec adjuvant de GSK, et un après injection de Panenza, le vaccin sans adjuvant de Sanofi. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Une vingtaine de cas d'une maladie rare, la narcolepsie cataplexie, ont été détectés en Europe, dont six en France, chez des personnes vaccinées. 

Moins d'un mois après la fin officielle de la pandémie, la grippe H1N1 revient sur le devant de la scène, avec un épisode totalement inattendu. Jeudi, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a fait savoir que 22 cas de narcolepsie cataplexie, une maladie neurolo­gique très rare, avaient été répertoriés en Europe - dont six en France - chez des personnes qui ont été vaccinées par un vaccin anti- H1N1. Vingt et un de ces cas sont survenus chez des individus qui avaient reçu du Pandemrix, le vaccin avec adjuvant de GSK, et un après injection de Panenza, le vaccin sans adjuvant de Sanofi. «Une enquête est en cours au niveau européen, mais à ce stade, aucun lien entre la vaccination anti-H1N1 et la survenue des cas de narcolepsie cataplexie n'est établi», insiste d'emblée le Dr Carmen Kreft-Jaïs, chef du département de pharmacovigilance à l'Afssaps.

Somnolence dans la journée 

Pour cette spécialiste, l'affaire est d'autant plus inattendue que, jusqu'ici, aucun vaccin n'a jamais été suspecté d'induire une narcolepsie cataplexie. Méconnue du public et même des médecins (le diagnostic n'est souvent porté qu'après une dizaine d'années d'évolution), cette maladie chronique est effectivement rare: elle concerne 20 à 30 individus sur 100.000. Elle se caractérise par des accès sévères de somnolence dans la journée. Surtout, le signe le plus spécifique est la survenue de cataplexie, des pertes brutales du tonus musculaire déclenchées par une forte émotion.

La suspicion autour des vaccins contre le H1N1 a commencé le 18 août, quand la Suède a informé l'Agence européenne du médicament de la survenue de six cas de narcolepsie cataplexie chez des enfants de 6 à 12 ans, un à deux mois après leur vaccination par Pandemrix (le pays a depuis reçu quatre nouvelles notifications). Puis la Finlande a embrayé, signalant à son tour six cas.

En France, l'Afssaps a été prévenue ces derniers jours de six cas concernant trois enfants et trois adultes. Chez ces patients, le diagnostic de narcolepsie cataplexie a été porté de façon formelle, les symptômes sont survenus entre un et deux mois après leur vaccination.

«J'avais des doutes depuis plusieurs mois chez quelques malades dont je savais qu'ils avaient été vaccinés contre la grippe H1N1, nous explique le Pr Yves Dauvilliers (CHU de Montpellier), qui coordonne les quatre centres nationaux de référence de cette maladie rare, et a reçu 4 des 6 patients. A priori, je pense qu'il ne faut pas s'inquiéter car par ailleurs, nous n'avons pas eu plus de nouveaux cas que d'habitude. De plus, 10% des Français se sont fait vacciner contre cette grippe.» Néanmoins intrigué par ces cas, le neurologue les a signalés en mai dernier aux autres spécialistes de la narcolepsie cataplexie, pour les sensibiliser à ce possible facteur déclenchant. C'est parce qu'il demande systématiquement à ses nouveaux malades de remplir un questionnaire complet, portant sur des facteurs d'environnement, que le Pr Dauvilliers a relevé que quatre d'entre eux avaient déclaré les premiers symptômes après s'être fait vacciner.

«Maladie auto-immune»

«Outre la prédisposition génétique, le poids des facteurs environnementaux semble aujourd'hui important», précise le neurologue. Si la responsabilité du vaccin dans cette maladie est loin d'être prouvée chez les 22 malades européens, elle ne semble pas aberrante. «La narcolepsie cataplexie, c'est en fait la mort de neurones qui fabriquent l'hypocrétine, soit au total 20.000 cellules. L'une des hypothèses récentes est qu'il s'agit d'une maladie auto-immune entraînant une destruction rapide de ces neurones chez des sujets prédisposés, avec l'intervention d'un facteur qui reste à déterminer», continue le Pr Dauvilliers. Après cette destruction localisée de neurones, les symptômes apparaissent et restent stables. Si les médecins spécialistes réinterrogent tous leurs nouveaux patients, il est possible que d'autres cas suspects soient recensés dans les semaines à venir.


Un bilan de pharmacovigilance jusqu'ici rassurant

Au total, en France, plus de 5,7 millions de personnes ont été vaccinées contre la grippe H1N1, et 4 428 effets indésirables ont été enregistrés, selon le bilan de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), établi début mai. L'Afssaps a suivi en temps réel les déclarations d'effets secondaires, publiant 17 bulletins de pharmacovigilance entre novembre 2009 et mars 2010.

La majorité des vaccinés (4,1 millions) l'ont été par Pandemrix, le vaccin avec adjuvant des laboratoires GSK. 1,6 million de personnes (dont les femmes enceintes) ont reçu du Panenza, vaccin sans adjuvant de Sanofi. Seuls quelques milliers de doses des autres produits (Celvapan et Focetria) ont été utilisés.

Globalement, les deux vaccins les plus utilisés ont été bien tolérés, estime l'Afssaps. Les déclarations ont surtout consisté en «des effets indésirables non graves attendus, de caractère bénin et transitoire». Sur 4 428 effets indésirables enregistrés, 3 855 sont survenus après Pandemrix (dont 178 cas graves), et 549 après Panenza (dont 87 graves).

Les effets secondaires graves (parmi lesquels 4 chocs anaphylactiques) ont entraîné 21 décès. La crainte d'un excès de complications neurologiques de type syndrome de Guillain-Barré ne s'est pas confirmée. Neuf cas de ce syndrome ont été finalement notifiés, alors que le nombre attendu était de 42.

LeFigaro.

 
Ce que nos gestes disent de nous Print E-mail
Friday, 27 August 2010 18:21

Par Martine Betti-Cusso- 20/08/2010 | Mise à jour : 22:38

A l'inverse du mime Marceau, dont les gestes exprimaient volontairement tous les messages qu'il souhaitait transmettre, nos gestes, même les plus infimes, traduisent le plus souvent une communication inconsciente. (Crédits photo : Arnaud de Wildenberg) Crédits photo : Le Figaro Magazine

Lors d'un entretien en tête à tête, une main sur le menton, un sourcil qui se lève, un nez que l'on gratte, une jambe qui se détend... sont autant de signes de communication non-verbale qu'il est de plus en plus à la mode de décrypter. Florilège des non-dits que véhiculent nos gestes... tout en sachant raison garder.

 

Les gestes de la politique décryptés

Les gestes de l'entreprise décryptés

Les gestes de la vie privée décryptés

«Je ne recrute jamais un collaborateur qui, lors de l'entretien, fuit mon regard, raconte Jean-Louis, directeur à la banque Dexia. J'observe aussi ses mouvements. S'il marque un recul, j'essaie de le mettre plus à l'aise. » « Je suis intraitable avec mon équipe de vendeurs sur le maintien, renchérit Carole, manager chez Porthault, entreprise spécialisée dans le linge de maison de luxe. Pas de bras croisés, et l'on sourit avec ses yeux. C'est essentiel pour bien accueillir le client. » Les managers, comme les politiques, veillent à leur gestuelle, que ce soit pour un discours officiel, une présentation commerciale ou un entretien de recrutement. Il n'est qu'à les voir peaufiner leur style et leur discours par des stages de communication. Cette syntaxe corporelle peut renforcer, confirmer ou contredire des propos. « L'expression d'un message est à plus de 50 % non verbale, confirme Patricia Gleville, coach en communication. On ne peut se permettre de l'ignorer. »

Le décryptage de ce langage des gestes est aujourd'hui à la mode. Coachs, communicants, psychologues et même quelques neurologues participent à cette tendance. Manuels de bonne gestuelle ou livrets d'expression corporelle s'arrachent comme des lunettes magiques censées déshabiller la personne en vis-à-vis. Et la télévision s'engouffre dans la brèche, avec des émissions passant au crible les prestations de nos élus, ou mettant en scène un profileur, auxiliaire de la police détectant menteurs et bonimenteurs, comme dans la série Lie to Me.

La communication gestuelle, nouveau sérum de vérité... Que peut-elle bien révéler ? Selon les experts ès gestes, ce qu'exprime notre attitude corporelle entraîne une sympathie ou une antipathie immédiate, favorise l'échange ou en limite l'intérêt. Ce qui tombe sous le sens. Mais ils vont plus loin. Pour eux, chaque mimique, chaque posture, chaque oscillation de notre corps traduit les non-dits, les émotions, bref, l'état de nos pensées et de nos affects. Micro-démangeaisons (se gratter le nez par exemple), micro-fixations (poser sa main sur le visage), micro-caresses (se pincer le lobe de l'oreille) ont une signification. Celui qui est attentif à cet alphabet peut repérer les sentiments favorables ou défavorables, percevoir les blocages et mieux orienter une négociation, un entretien, voire une entreprise de séduction. Décoder ce métalangage physiologique, en prenant en compte les réactions intimes de son interlocuteur, serait la clé d'une communication optimisée.

Le consultant Philippe Turchet, auteur du Langage universel du corps (Editions de l'Homme), travaille depuis vingt ans à décrypter le langage gestuel, discipline qu'il a baptisée du nom barbare de «synergologie» (voir interview page suivante). Lui et ses adeptes ont criblé près de 3 000 attitudes corporelles qu'ils ont classées et reliées à des émotions. « Certaines d'entres elles, comme la colère, la joie, la tristesse... sont universelles, affirme-t-il. Elles se manifestent par les mêmes mouvements quels que soient l'âge, le pays ou la culture de l'individu. »

Si des sentiments sont visibles et se perçoivent aisément, d'autres se dissimulent, parce qu'il est souvent indispensable socialement de rester discret sur ses émotions. Ce sont évidemment les plus intéressants à décoder, en suivant le mode d'emploi du parfait petit synergologue.

Commencez, mine de rien, par bien scruter le visage de votre interlocuteur, et particulièrement sa moitié gauche qui, selon Philippe Turchet, trahit le mieux les émotions. Lorsque celles-ci sont positives, cette partie du faciès a tendance à s'ouvrir, à s'épanouir, alors qu'à l'inverse, elle se ferme au moindre ressenti négatif. Veillez à chaque frémissement musculaire, il peut être très furtif. Le sourcil par exemple : si le gauche s'anime et se lève, cela signifie que la personne en face de vous exprime un sentiment de pudeur ou de malaise. Si c'est le sourcil droit qui oscille, cela traduit un certain scepticisme. Ne quittez par les yeux de votre sujet et observez tout éventuel resserrement ou dilatation des iris. Une proportion de blanc de l'œil qui augmente est indicatrice d'une réception négative ou dubitative de vos propos. N'en soyez pas troublé, il ne s'agit pas de perdre le fil de votre pensée, ce qui se traduirait immanquablement par un signe révélateur, à votre détriment.

Poursuivons notre dialogue synergologique. Votre interlocuteur parle en vous regardant plutôt de l'œil droit tout en inclinant légèrement la tête du même côté. Diantre ! C'est le signe qu'il est traversé par un sentiment de rigidité ou de mal-être. Son menton s'affaisse imperceptiblement... Le malaise s'accentue. Ses yeux se tournent vers la droite, qui vise le futur, alors qu'il énonce une information qui s'est déroulée dans le passé... La situation s'aggrave. Nous sommes en pleine inadéquation ! Et cette incohérence pourrait bien révéler un mensonge. Est-il en train de vous mener en bateau ?

Il vous faut reprendre la situation en main. Faites-vous plus convaincant, jusqu'à obtenir une dilatation de la partie gauche de son visage. S'il vous considère de l'œil gauche, votre cas s'améliore. Ses émotions sont positives.

Mieux encore, vous suscitez une micro-démangeaison sur la joue gauche, signe chez les humains, comme chez les singes d'ailleurs, d'un sentiment de bien-être (alors qu'à l'inverse, un grattouillement sur le côté droit traduirait un agacement, voire une exaspération). Il se gratte ensuite le poignet gauche, c'est une invitation à un rapprochement. Elle se confirme par une extension de la jambe gauche... Victoire ! Il veut cheminer avec vous.

Dans le même registre, Paul Ekman, psychologue à succès aux Etats-Unis et auteur de Je sais que vous mentez (Editions Michel Lafon), se fait fort de démasquer mensonges, boniments et carabistouilles dans tout propos. Comment ? En examinant les expressions asymétriques du visage. Une physionomie tordue, des mouvements plus prononcés d'un côté que de l'autre sont des indices de tromperie. Si la motricité faciale n'est pas synchronisée avec les gestes et qu'elle dure plus de cinq secondes, l'esbroufe est quasiment assurée. Et gare aux sourires ! C'est le masque de camouflage le plus fréquemment employé. Les sourires feints ou sociaux sont plus symétriques que les sourires sincères et leurs délais de disparition sont souvent inadéquats. Détail irréfutable : les sourcils ne bronchent pas.

Si ces analyses sont la résultante d'observations empiriques, effectuées en visionnant des centaines de vidéos, d'autres procèdent de manière plus artisanale d'observations réalisées sur les propres constatations de ces experts. Ce qui ne les empêche pas d'ériger la parole gestuelle en science exacte. Le psychologue Joseph Messinger * figure parmi les plus catégoriques, assénant dans ses ouvrages ce genre de sentences définitives : « Si une personne s'assoit en face de vous et pose sagement ses mains sur ses cuisses, elle est en position de soumission. Si elle se pose au bord du fauteuil, elle est découragée. Assise en travers du siège, elle exprime un besoin de se protéger. »

Des interprétations péremptoires qui exaspèrent Pascal Lardellier, professeur en sciences de l'information et de la communication à l'université de Bourgogne, auteur de Arrêter de décoder. Pour en finir avec les gourous de la communication (Editions de l'Hèbe). Pour lui, symbolique gestuelle et autres synergologies relèvent de la pure fantaisie et de l'imposture scientifique. « Les gestes proviennent d'un contexte et d'un milieu social, s'insurge-t-il. Leur signification est conjecturale, contextuelle et culturelle, en fonction de l'interaction avec la ou les personnes qui vous font face. Se gratter l'oreille peut avoir des dizaines de significations différentes suivant les cultures et la situation. Il n'existe pas de langage secret du corps qui dévoilerait nos intentions. » Et de stigmatiser les dérives de cette « dictature gestuelle, un pur business qui évince le discours » et peut entraîner la déroute d'un bon candidat pour « délit de sale geste ».

Philippe Turchet admet que, si les gestes sont révélateurs d'un état d'esprit, ils se manifestent pour le traduire et non pour le trahir. On peut être mal à l'aise, naturel et sincère. Inutile donc de chercher à les contrôler, au risque de perdre toute personnalité et toute authenticité, en affichant une face impassible de bouddha. Turchet signale au passage les effets désastreux du lifting ou du Botox, qui figent les expressions hors contexte, nuisant à toute empathie. De même qu'il épingle la gestuelle trop parfaite de Ségolène Royal, désireuse d'afficher une force tranquille à la Mitterrand, et n'osant plus bouger, ce qui est contre-productif. Tel n'est pas, selon lui, le cas de Nicolas Sarkozy, rendu « plus humain » par une « faconde gestuelle » (et notamment les mouvements d'épaules) révélatrice de ses tourments. « Sans entrer dans la surinterprétation, sans singer les bons gestes, ou censurer les mauvais, il faut simplement être conscient qu'une impression se dégage de notre gestuelle, conclut Patricia Gleville. Elle a un impact sur le public. Quoi de plus naturel que de s'y intéresser pour améliorer les échanges et être mieux compris. » Tout en restant soi-même...

A lire : Ces gestes qui font la différence. Décrocher le job de vos rêves, de Joseph Messinger (et aussi: Ces mots qui font la différence, de Caroline Messinger), Editions First/Psycho, 420p., 12,90€

Trois questions à Philippe Turchet

Consultant et fondateur de la synergologie, Philippe Turchet explique comment s'interprètent les gestes.

 

Le Figaro Magazine - Sur quel fondement repose la synergologie ?

Philippe Turchet- La synergologie est une discipline qui permet d'appréhender le fonctionnement de l'esprit à travers le langage corporel. C'est une méthode de lecture des multiples gestes que nous effectuons sans en avoir conscience. Cinq pour cent de ces gestes sont culturels, les autres sont universels et plus ou moins accentués selon les cultures. Nous avons observé l'être humain et répertorié tous les gestes qu'il pouvait effectuer : les micro-réactions, les micro-attitudes, les gestes d'auto-contact, les gestes de préemption... Puis nous les avons classés et reliés à des émotions.

Comment avez-vous procédé ?

Nous avons visionné des milliers de séquences télévisuelles pour y observer les émotions primaires : la tristesse, la colère lors de drames, la peur, l'inquiétude devant l'adversité, la joie lors de victoires... Les mêmes expressions corporelles étaient relevées quels que soient le pays, la culture. Notre cerveau a enregistré un certain nombre d'attitudes qui sont universelles. Et la neurobiologie nous est venue en aide. Nous avons tous dans le cortex gauche du cerveau des neurones miroirs qui interviennent lorsque nous sommes en interaction avec les autres. Ils nous conduisent à effectuer les mêmes mouvements, à avoir les mêmes expressions et à comprendre leur ressenti.

Mais n'est-il pas prétentieux de prétendre décrypter le ressenti des autres à travers leurs gestes ?

La synergologie est empirique. Elle offre une grille de lecture d'un état d'esprit. L'interlocuteur est-il à l'écoute ou non ? En confiance ou en défiance ?... L'objectif est de mieux décoder les situations sociales, de mieux communiquer et non de pénaliser un candidat stressé lors d'un recrutement, parce que l'enjeu est important pour lui et qu'il a des gestes négatifs. Je veux démontrer que les attitudes corporelles ont un sens. Nous sommes en voie de concevoir un détecteur d'activités corporelles : une caméra enregistrera tous les mouvements, qui seront ensuite traités par un logiciel conçu pour les interpréter et trier mensonge et vérité. Il prouvera que le langage corporel traduit l'état de nos pensées.

A lire : Le Langage universel du corps, de Philippe Turchet, Editions de l'Homme, 361 p., 22 € www.synergologie.org

LeFigaro.

 
La France menacée par les maladies sexuellement transmissibles Print E-mail
Friday, 27 August 2010 18:21

Les infections à gonocoques en forte progression en France

Par Sandrine Cabut - 20/08/2010 | Mise à jour : 21:47

La hausse de ces infections sexuellement transmissibles reflète la progression de rapports à risque. 

Tous les indicateurs vont dans le même sens : les infections à gonocoques progressent fortement en France. Et la tendance est d'autant plus alarmante que ces infections sexuellement transmissibles (IST) sont le reflet des comportements sexuels à risque. Entre 2008 et 2009, les gonorrhées (encore appelées blennorragies ou plus familièrement chaude-pisse chez les hommes) ont bondi de 52 % en France, estime l'Institut de veille sanitaire (IVS), qui s'appuie sur deux réseaux de surveillance spécialisée. Leur constat est corroboré par celui des généralistes du réseau Sentinelles, qui surveille les urétrites masculines.

Selon l'IVS, la progression est légèrement moins importante en Ile-de-France (+ 38 %) avec une relative stabilité chez les femmes. Dans les autres régions, l'augmentation du nombre de cas (+ 54 %) est en revanche patente dans les deux sexes : + 51 % chez les hommes et + 75 % chez les femmes. «Les gonococcies ont commencé à augmenter vers 1996, mais leur croissance s'accélère, précise le Dr Anne Gallay, de l'IVS. Les hétérosexuels semblent de plus en plus concernés, comme pour d'autres IST telles que la ­syphilis.»

Risque de stérilité 

Chez l'homme, une infection par des gonocoques entraîne une urétrite aiguë (avec pus, brûlures urinaires), qui passe rarement inaperçue. Le délai entre la contamination et le début des symp­tômes est très court - entre trois et cinq jours. Au total, entre 15 000 et 20 000 hommes (souvent jeunes) seraient concernés ­chaque année en France.

Les estimations sont nettement plus complexes pour le sexe féminin où ces infections, peu symptomatiques, amènent rarement à consulter. «On ne sait pas quelle est la fréquence chez les femmes, et c'est un souci car, ne se dépistant pas, elles participent à la transmission de ces germes», continue Anne Gallay.

Certes, les gonococcies sont souvent des infections bénignes, qui guérissent avec un traitement antibiotique adapté. Mais leur progression pose deux problèmes de santé publique. Non ou mal soignées, elles peuvent évoluer vers des infections chro­niques - avec un risque de stérilité chez la femme, et elles favorisent d'autres IST.

Un relâchement des comportements

Surtout, les gonococcies sont un bon indicateur des comportements sexuels à risque. Leur progression révèle donc une augmentation des pratiques à risque. Au début des années sida, les actions de prévention (par le port de préservatifs) avaient permis de réduire la fréquence des IST. Depuis, des enquêtes ont décrit un relâchement des comportements, notamment dans les milieux homosexuels. «Par ailleurs, le contexte de la sexualité a beaucoup évolué chez les moins de 30 ans, ajoute le Dr Gallay. Il y a davantage de rencontres occasionnelles et de multipartenaires, ce qui peut favoriser les IST.»

Face à cette évolution, les messages de prévention par le préservatif restent indispensables, «mais il est difficile de tout axer là-dessus», estime l'épidémiolo­giste. Il faut aussi mettre l'accent sur le dépistage précoce, en incitant les jeunes à consulter en cas de prise de risque ou de symptômes.

Selon le Dr Gallay, une réflexion est en cours pour réorganiser le système actuel de dépistage des IST. Avec la difficulté que ces infections ne touchent pas toutes les mêmes tranches d'âge, et que leur délai d'incubation est très variable.

LeFigaro.

 
Technologies : Quel avenir pour la TV par ADSL ? Print E-mail
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Saturday, 21 August 2010 10:52

La TV sur ADSL connaît une croissance sans précédent en France. Mais l'âge d'or pourrait s'achever plus rapidement que prévu.

Portée par le dégroupage (chez Free et SFR notamment) et par l'extension de la TV d'Orange, la TV par ADSL est nettement plus répandue en France que n'importe quel autre pays dans le monde. Selon l'ARCEP, plus de 9 millions d'abonnés ADSL (soit 50% du parc total) sont d'ores et déjà éligibles à une offre de TV sur IP.

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